11 mai 2005
Essaouira fait son cinéma
C'est ici, à Essaouira, qu'a été découvert la couleur pourpre. Les Romains tiraient le colorant de deux mollusques, le murex et le purpura, et certaines variétés pouvaient atteindre le prix des métaux précieux", signale M. Azoulay, cité par le journal, France Soir".
La ville d'Essaouira, dont l'histoire suffirait à la rendre si particulière : mouillage carthaginois 500 ans avant J.C, poste avancé sur la route de l'Equateur pendant plusieurs siècles, colonie romaine jusqu'à la fin de l'Empire puis portugaise au Moyen-Age, base navale fortifiée du Sultan Mohammed Ben Abdellah au XVIII-ème siècle, a des projets de "grandeur" qui en feraient oublier la richesse de son passé, écrit mercredi le journal "France Soir".
Dans un article sous le titre "Essaouira fait son cinéma", le quotidien français relève que de l'autre côté de la baie, à quelques battements d'ailes de mouettes de la Médina, s'élèveront sur 400 hectares, en 2010, vingt-deux nouveaux hôtels, un ensemble de 600 villas et riads résidentiels ainsi que deux golfs de dix-huit trous, soit 400 millions de dollars investis par le consortium franco-belge "Thomas Epiron et Risma", le bras financier du groupe "Accor" au Maroc et par le Néerlandais Colbert Orco, chargé de la réalisation des golfs.
Pour "France Soir", le président de l'Association Essaouira-Mogador, M. André Azoulay, "suit de près le développement de cette +nouvelle Mogador+ (...) et rêve de rendre à la Cité sa splendeur passée". "C'est ici, à Essaouira, qu'a été découvert la couleur pourpre. Les Romains tiraient le colorant de deux mollusques, le murex et le purpura, et certaines variétés pouvaient atteindre le prix des métaux précieux", signale M. Azoulay, cité par le journal. |
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